Episode 2 : L’arrivée en Namibie

C’est vrai, l’aéroport de Windhoek est à 40min en voiture de la ville ! Et il n’y a pas de transport en commun. Le seul moyen de transport disponible est donc le taxi. On comprend vite qu’il y a 2 types de taxis. Les officiels, contrôlés par l’aéroport et des particuliers.

Mais comment savoir qui choisir ?

La minute culture locale :
Le taxi en Namibie est simplement LE moyen de transport le plus utilisé. Pour aller au travail, à l’école, en soirée etc
Si tu te balades dans la rue, tu peux facilement te faire klaxonner jusqu’à 100 fois par jour par des taxis qui cherchent à attirer ton attention pour te conduire.
Pourquoi y a-t-il autant de taxis ?
Parce que c’est juste le moyen le plus sécurisé de se déplacer.
En effet, passé le coucher du soleil, il est très fortement déconseillé de se balader à pieds. Tout simplement pour éviter de se faire agresser.
Les taxis qui font les trajets entre l’aéroport et Windhoek sont des taxis qui ont payé une taxe à l’aéroport et sont recensés dans leur catalogue. De ce fait, s’il y a le moindre problème, on appelle l’aéroport et on peut retrouver le taxi (du moins, en théorie).
Les autres sont seulement des particuliers. Il ont également une licence qui les autorise à faire le trajet Aéroport-Windhoek mais n’ont pas payé la taxe pour être recensés par l’aéroport. Ce qui les rend potentiellement moins sécurisés.
Donc de ce que l’on a compris, on vous conseille de vous diriger directement vers le bureau officiel des taxis dans l’aéroport et ne pas se faire alpaguer par tous ceux sur la route.
Les taxis dans le centre de Windhoek sont très facilement reconnaissables. Ils sont totalement similaires à une voiture citadine habituelle mais ont cependant un grand numéro écrit sur le pare-brise arrière (Lettre de A à Z, numéro de 1 à 600. On s’est d’ailleurs fait un petit jeu de trouver le plus petit et le plus grand. Record A06 et Y597 😉)

Après une bonne trentaine de minutes de compréhension et de négociations, on opte finalement pour la solution du taxi officiel. Celui-ci nous mène directement vers notre logement. Sur la route, on peut voir des singes se promener. C’est une longue ligne droite sans trop d’intersection. On en apprend pas mal sur la sécurité, les quartiers, les taxis, les lieux à visiter, les spécialités locales. Et finalement, on est plutôt bien installés…

Nathan, le meilleur co-pilote de taxis du monde
Ugo qui tente de suivre la conversation… Mais bon…

40 minutes plus tard, on arrive devant notre logement. Le Garden Paradise Backpack !
On remercie bien le taxi de nous avoir conduit jusqu’ici, on sort toutes les affaires et on cherche désespérément la porte d’entrée et surtout, quelqu’un pour nous ouvrir !
Quelques minutes plus tard, Cristina, une volontaire Autrichienne qui travaille au Backpack nous ouvre et nous présente les lieux.

Les Backpack sont des logements pour les voyageurs. Et qui dit voyageurs, dit multicultures : Namibiens, Cubains, Autrichiens, Allemands, Polonais, Anglais, Ecossais, Américains, Français… On en découvre tous les jours !
C’est un lieu très communautaire, une sorte de grande collocation de 20 personnes.

A disposition :
– 2 terrasses (dans lesquelles tout le mobilier a été créé par Cristina (pas la même), une architecte vivant de temps en temps au backpack)

– 1 salle de réception, ma foi, plutôt cosy

– 1 grande cuisine avec beaucoup d’ustensiles (dans un état plus ou moins bon. Mais on est pas venus pour avoir du luxe hein ! )

– 1 salle commune avec une télé et de nombreux films à voir (Pour l’instant, nous n’avons pas encore eu le temps d’y aller, mais on essaiera et on vous enverra des photos ! Promis !)

– 1 piscine : Vraiment trop froide ! Mais des courageux ont y déjà trempé le pied (tout le corps en réalité… ) et sauf Olivier, je vous promets qu’ils ne faisaient pas les malins !

– 8 chambres avec des lits superposés.
– 2 salles de bain : Attention à la récupération d’eau dans la douche ! Save Water !

On découvre alors notre chambre, la chambre n°3.
Dedans, 4 lits. Eh oui ça tombe bien, on est 4 !
En bas à gauche : Ugo
En bas à droite : Justin
En haut à gauche : Nathan
En haut à droite : Olivier ( Ben oui t’es au courant maintenant que t’es là ! )

Après quelques minutes d’installation, on nous conseille d’aller faire nos courses avant le coucher du soleil.

« En sortant, à gauche, prochaine à droite et toujours tout droit.. « 

En sortant, à gauche, une statue en métal. Elle semble représenter quelqu’un au téléphone.. On ne connait pas encore la signification mais elle n’est pas très rassurante dans tous les cas. Deux minutes passent et on se fait déjà klaxonner. Avons-nous fait quelque chose de travers ? Non, pas vraiment. Comme décrit au dessus, il s’agit juste d’une manière de nous avertir de leur présence et potentiellement de nous prendre pour une course évidemment. Ça fait juste un peu bizarre au début…

Arrivés au marché du coin, vient le moment d’apprendre à compter rapidement.
1L de lait : 24N$. Sachant que 15N$=1€.
Deux méthodes plus ou moins efficaces selon les situations surgissent.
Justin : « Et bien 24 divisé par 3 = 8 et 8 divisé par 5 = 1 + 3/5 soit 1.6 »
Ugo : « Oui tout à fait ! Sinon, 24-15 = 9 ~ 10 et 10 c’est 2/3 de 15. Donc 1€ + 2/3€ ~ 1.66€
Chacun sa méthode après tout..

Mais ce qui nous a le plus impressionné, c’était surtout le prix. En effet, les prix à Windhoek semblent vraiment similaires à ceux de France et peut être même parfois plus élevés.
Nous avons pour le moment trouvé plusieurs raisons (que nous essaierons de prouver et d’étoffer durant la suite de notre séjour) :
– La première : Windhoek est une capitale et de ce fait, les prix sont plus chers (relativement évident mais non négligeable)
– La seconde : De nombreux produits sont importés d’Afrique du Sud. Par ces conditions climatiques, par la difficulté d’exploiter les terres et d’en sortir des légumes de qualité, à cause de la difficulté d’avoir une grande diversité de produit, la Namibie est contrainte de dépendre de l’Afrique de Sud et donc d’importer une grande quantité de produits.
Jusque maintenant, nous avons pu constater que malheureusement, il est moins cher d’acheter une grappe de tomates en sachet que de l’acheter en vrac par exemple. De ce fait, nous remarquons que les produits locaux sont un peu mis de coté au profit de l’importation. Du moins, le cas des légumes est pour nous le plus flagrant.
Au contraire, la viande est très peu chère et semble de plutôt bonne qualité. En effet, plusieurs raisons également :
– Vaccins très chers, donc les éleveurs font moins de quantité mais s’occupent plus de leurs bêtes.
– Contrairement à une alimentation monotone, les élevages de Namibie sont nourris avec tous les types de fourrages disponibles. Ceux-ci ne servent plus simplement à faire grossir l’animal mais au moins à le maintenir en vie. De nombreux animaux sont par exemple vendus de la réserve naturelle d’Etosha vers d’autres réserves ou éleveurs pour pouvoir leur assurer un minimum nutritionnel et potentiellement leur survie. De nombreux sont encore tués chaque année, pour les mêmes raisons.

Pour le moment, même si la qualité des produits est clairement inférieure à celle de ceux qu’on peut trouver en France, nous nous alimentons beaucoup à base de légumes. Le riz est relativement important également, pour des questions médicales.. Et un peu de fromage quand on en trouve 😅

Les courses faites, on se dépêche de rentrer au Backpack. Les gens nous observent bizarrement. Même en cachant un minimum nos courses, nous avons un peu l’impression d’être épiés. Au bout de la rue, toujours cette statue un peu angoissante..

18h30 : il fait quasiment nuit. Et commence à faire froid aussi ! On s’installe dans notre nouvelle chambre et on commence à réfléchir aux plans pour le lendemain. On vous passe la suite..

« 💤 Dodo 💤 »

Les photos

La suite

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