Les photos du voyage

Ça y est ! Le voyage a enfin commencé ! Fin… on est à l’aéroport quoi ! Les bagages de Justin et moi ont été checkés ! On n’attend plus que Nathan et le violoncelle pour la prochaine partie du check-in ! (Pour l’histoire complète vous pouvez vous référer à l’épisode 1 du journal de bord )
De ce fait, comme tout bon nano qui se vaut, on joue au Citron Coco. Et pas n’importe quel Citron Coco ! Le premier exemplaire β-test sorti dans le monde ! Oui oui ce ne sont pas des bêtises ! A peine imprimé et découpé, on l’a très vite mis dans notre valise pour la Namibie. Et comme nous n’étions que 2, on a tenté d’inventer une version à 2. On vous expliquera en temps et en heure, ne vous inquiétez pas !

Pour résumer, j’arrive je pioche une carte, je jette un 10, je rejoue, pouf, un autre 10, je rejoue, une dame. Un petit échange, ça tombe bien je peux faire une somme avec le roi rouge de Justin et mon roi noir. Il passe son tour et perd sa meilleure carte. Bon bah citron coco hein ? Allez hop c’est qui l’patron maintenant ? (Bon en réalité il fait le modeste mais il s’est bien défendu 😜)

En attendant, parce qu’on a quand même pas mal attendu, on a eu le temps de manger un bout de pain, puis deux… De faire des photos aussi..

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Ah tiens ? Il est 19h ! Nathan ne devrait pas tarder. Et qui dit Nathan dit violoncelle, dit emballage cadeau dans une tonne de plastique pour sa sécurité (promis on n’avait pas trop le choix). Check-in, blah blah.. hein 300€ ??! (Oui je passe mais fallait lire ici avant hein 😉)Ce petit fourbe de Justin a réussi à nous prendre en photo pendant la négociation ! Cette personne nous a sauvé 300€ euros pour notre projet ! Alors, c’est pas très réglo comme photo mais on voulait le remercier encore une fois 😊

Quelques heures plus tard … toujours dans le même aéroport CDG, nous attendons notre avion tels de vrais businessmen !

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En fait, ce ne se voit pas mais on avait une idée en tête :

« Mangeeeeer »

Et comme vous pouvez le constater, nous n’avons pas été déçus ! A peine arrivés dans l’avion, nous avons été bien gâtés ! Une ribambelle de trucs auxquels on ne s’attendait pas du tout !
Repas, casque audio, couvertures, coussins, écran interactif avec des jeux, des films, de la musique.. Du coup on en a carrément profité !

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Je pense qu’il n’y a pas beaucoup de monde qui joue aux jeux pour enfants dans l’avion mais bon, on a placé la barre haute, juste pour le principe, parce qu’on est des nanos et qu’on se donne à fond. Ok je cherche des excuses 😅

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On a fait quelques petits coloriages aussi ! A l’image du citron coco évidemment !

En tous cas, c’était bien sympa ! Vous auriez dû voir notre tête en arrivant en Angola…

On n’était pas très frais quoi.. Quelques petites heures d’attente, encore.. On a quand même demandé des nouvelles du violoncelle ! Disons que l’on nous a répondu « Everything is ok » sans même regarder donc on n’était pas super confiants 😅
On est quand même arrivé en Namibie et là on était vraiment heureux !

Vous pourrez lire la suite de nos aventures en taxi dans le deuxième épisode du journal de bord mais en attendant on vous spoil qu’on a pris un taxi et qu’on est bien arrivés à destination avec notre très cher cello ! 😊

On tenait encore à dire que tout cela n’est possible que grâce à vous ! Donc encore un grand grand merci à tous pour tout ce que vous nous apportez et ce que vous apportez aux enfants de Namibie !

La suite des photos au prochain épisode !

A bientôt pour de nouvelles aventures…

Des bises de la nano !

Episode 1 : Le départ


« Ladies and gentlemen, this is your captain speaking. We are presently flying at 20.000 feet on our flight from Luanda to Windhoek. We are expecting a smooth approach of Windhoek’s airport at 2.30PM GMT. The weather in Windhoek is clear and sunny, with a temperature of 22°C. We hope you’ve enjoyed your flight with Angola airlines. »


Le 10 juillet 2018 naissait la première hypothèse d’un projet de volontariat entre nanos…
Le 16 juillet 2019, près d’un an après, le projet se réalise enfin ! 😄

Il est entre 14h et 15h en Namibie. Il fait presque la même température qu’à 5h du matin en Angola. Les premières sensations étranges à propos du climat commencent à arriver mais c’est bon, on est sur le sol Namibien ! C’est maintenant que tout commence…

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On reçoit une petite feuille à remplir à la frontière :
Nom, prénom, numéro de passeport
« Quelle quantité d’argent allez-vous dépenser en Namibie?
– … Euuuh… Oulah !
– Je crois qu’on va mettre quelque chose d’arbitraire non ?
– Allez on met 1000. Pas besoin de préciser la monnaie de toute façon. À l’école on m’a toujours dit qu’un nombre sans unité ne valait rien.

Allez, c’est la minute culture locale :
Ici en Namibie la monnaie est le dollar Namibien ($N). Son taux de change est attaché au Rand Sud-Africain: un dollar namibien vaut un Rand. Actuellement 1EUR vaut 15.56 NAD ou $N

C’est bon la frontière est passée ! Le violoncelle est bien arrivé à destination
(Oui c’était pas gagné ! )
Pour que vous compreniez mieux on va revenir quelques heures en arrière…

Lundi 15/07/2019 : 13h au check in Air France
« Bonjour on a un bagage un peu spécial, c’est un violoncelle, on aimerait le mettre en soute mais dans les objets fragiles. Au sujet de notre escale en Angola et du transfert de l’instrument, personne n’a su nous répondre »
« Ok ok pas de souci ! Ça ne vous coûtera pas plus cher. Revenez avec le violoncelle et on le fera passer en bagage spécial. »

19h pour la 2ème fois au check in Air France avec le violoncelle :
« -Ah mais attendez, il mesure plus de 158cm toutes dimensions confondues ? Il y aura un supplément de 300€
– Mais tout à l’heure on nous a dit que c’était ok ..
– Ils ont dû confondre avec un violon..
– … Ah ouais quand même …
– Vous pouvez aller déposer votre bagage au centre de gestion des bagages hors format puis payer votre supplément »

19h30 au centre de gestion des bagages hors format :
« C’est bon tout est ok ! Votre bagage est bien pris en compte vous pouvez y aller
– Aller payer le supplément vous voulez dire ?
– Ah vous n’avez pas payé ?
– Ben non, on nous a dit qu’il fallait payer après
– Ah bah le tag du bagage est bon donc vous n’avez pas besoin de payer de supplément. Mais bon on va vérifier quand même.. »

19h45 chez le responsable :
« -En effet il y a un commentaire disant que le bagage est hors format et qu’il faut payer un supplément sinon le bagage partira mais vous par contre, serez bloqués à l’embarquement
– Il n’y aurait pas un tarif spécial « instrument de musique que l’on transporte pour un projet de volontariat et que l’on va donner aux enfants de Namibie » ?
– Ah c’est un don ? Hum.. bougez pas, je vais enlever le commentaire ! C’est bon tout est réglé ! Tout ira bien ! 😊 »

Merci ! Merci ! Et encore merci pour cet acte vraiment généreux ! Ce sont 300€ qui nous permettront plus tard de participer à l’achat d’un 3ème violoncelle ! C’est vraiment extraordinaire ! 😊

De ce fait, ça y est ! On est à la sortie de l’aéroport avec 3 valises et un violoncelle à la main. A peine passé le pas de la porte de l’aéroport, une horde de chauffeurs de taxi se rue vers nous…

Les photos

La suite

La légende du Citron Coco

L’océan, témoin des plus sanglantes batailles pirates, renferme bien des secrets. Nombre de marins ont écumé ses eaux, bravé ses tempêtes et suivi les étoiles motivés par de simples légendes dont l’écho se fait entendre dans les tavernes. Mais ils en est une qui, par dessus tout, fait battre les cœurs d’un équipage à l’unisson. Une légende qui parle d’événements inexplicables, de quêtes et de rivalité. 
Personne ne sait comment cette légende perdure puisque qu’aucune trace ni aucun écrit ne peut témoigner de la véracité de ce qui se raconte. Pourtant, elle existe bel et bien, connue de tous. Certains en rient pendant que d’autres y croient plus que tout, mais jamais personne n’a trouvé le moindre indice. 

Jusqu’au jour où la relique fût découverte…  

Chapitre 0 – Les origines

Contrairement aux histoires racontées dans les livres qui tirent leurs origines d’un univers sombre et chaotique, la légende du Citron Coco commence à une époque radieuse, loin des guerres et des conflits.

Au coeur des océans se trouve l’île la plus riche du monde, la mystérieuse et célèbre île de Suadéi qui doit son nom à l’explorateur qui la découvrit, le Père Suadé. La richesse de l’île n’est en rien due à la qualité de ses relations géopolitiques, ni à la rareté de ses ressources naturelles. Ce n’est pas la richesse de son agriculture, ni ses avancées technologiques qui donne sa singularité à Suadéi. Ce qui fait la richesse du “paradis sur Terre”, comme les gens aiment la nommer, c’est la qualité de l’enseignement qui est dispensé au peuple.

Contrairement à l’enseignement habituel dispensé à l’école par des professeurs diplômés, les habitants de Suadéi affûtent leurs compétences et approfondissent leur savoir auprès de la communauté de sorcières locales. C’est au monastère, surplombant la forêt incandescente, que cette communauté étudie et pratique des concepts toujours plus poussés dont les traités et manuscrits sont conservés aux archives dans la tour Eolia, lévitant inexorablement au dessus du monastère. A travers toute l’île, les sorcière s’attèlent à partager cette connaissance pour guider le peuple vers la sagesse et la liberté.

La suite, dans les prochains épisodes…

Chapitre 1 –  Le rituel

La disparition du Galion

Il y a deux semaines, le Capitaine et son équipage amarraient sur l’archipel nommé
« île des Illes » 

Ce matin, Le capitaine Nathan se réveille de mauvaise humeur. Il a peu dormi et a fait un horrible cauchemar. Il ne trouve pas le courage de se lever. Heureusement qu’il sait se motiver lorsque ça ne va pas fort…

Il s’encourage lui-même :

« Sacrebleu, je ne suis pas un simple Matelot ou un éléphant de mer…
Et encore moins une sirène d’eau douce ! Je suis … un PIRATE ! ».

Au taquet comme jamais, il se lève, prêt à affronter cette nouvelle journée ! Il sait qu’il faut trouver des nouvelles noix de coco pour la prochaine bataille, réparer son Galion qui a été endommagé par son rival le capitaine Tabasco. Et acheter une bonne poignée de citrons, parce que c’est bon !

environment - Erik......

Il arrive alors sur le Port « Mort à elle » (encore appelé « Mortadelle » par les anciens) .
A l’emplacement exact où il a garé son Galion, à côté des Galères appartenant aux Marquis et Comtes et Rafiots pour les… les plus modestes. Mais là, surprise, son bateau n’y est pas. Il fait le tour du port. Une fois. Plutôt deux fois qu’une même ! Et puis finalement, une dernière pour arriver à trois. Car, jamais deux sans trois ! Sur un malentendu, ça peut passer. Mais rien, rien de rien… Sûr et certain d’avoir ancré son bateau, il s’assoit sur le poteau d’amarrage. Il regarde attentivement sur ce poteau et c’est là qu’il retrouve une contravention à moitié déchirée avec le cachet de la Police Marine.
Il a vite compris qu’on lui avait confisqué son Bateau… Il se doit de le retrouver au plus vite et décide de se faire justice soi-même ! Il veut récupérer son bateau à la manière d’un pirate. Il ne paiera pas un seul sou pardi !!

Fort heureusement, il sait qu’un de ses anciens amis d’enfance habite dans les parages. Malheureusement, Nathan n’a jamais eu la mémoire des prénoms !
Il a juste dans sa poche un post-it des adresses des personnes qui pourraient lui être utile dans le futur. Il arrive alors devant la porte de son ami, mais sur celle-ci, on peut lire : 

Nathan se souvient alors que son ami était fou et qu’il adorait la musique, les jeux de mots et les énigmes. Son nom était Ricardo ? … Loulou ?… Rackham le rouge ?…
Non…  Il se souvient vaguement que son prénom était composé de 3 notes de musique. Et sur le bas de la porte on pouvait lire ces phrases entaillées dans le bois :

1 – Enigme du prénom aux 3 notes

  1. Je suis très « sensible » à la gamme de Fa
  2. Je n’ai aimé que la mer dans ma vie 
  3. Les tierces sont le graal en musique.
  4. La transformation d’une note a changé également mon prénom 
  5. J’ai toujours apprécié les gammes descendantes
La clef de FA - Apprendre le solfège

Pour résoudre l’énigme, veuillez retrouver le nom de l’ami du capitaine Nathan sachant que celui-ci est composé de 3 notes et musiques et correspond aux description ci-dessus.

Si vous n’avez pas le prénom de l’ami, vous pouvez vous reporter à la suite de l’histoire Nathan trouvera une autre manière de retrouver son bateau.

Ayant retrouvé son prénom, Nathan l’appelle d’une voix sûre. La porte en bois s’ouvre… L’ami l’observe attentivement, et se souvient avoir joué « à la baie du cœur » avec son ami. Nathan lui explique toute l’histoire. Son ami, plein de ressources révèle à Nathan qu’une sorcière possède parmi ses potions, une qui permet de connaître l’emplacement de n’importe quelle personne ou objet dans l’univers pendant 24h par celui ou celle qui avalerait son contenu. Après quoi, l’effet de la potion disparait. Mais la sorcière ne donne pas ses potions. Il faut parier sa propre vie pour accéder au défi que propose la Sorcière. Nathan accepte sans hésiter. Il se mettent en route vers la tanière de la Sorcière.
On peut y voir virevolter moustiques et autres nuisibles devant son antre.

Fond De Dessin Animé De Vecteur Avec Porte Magique En Bois Avec ...

Nathan s’installe face à la sorcière. Elle sait déjà pourquoi il est là…
C’est alors qu’elle lui annonce d’un calme glaçant :

« Sont posés devant toi, Fioles, Flasques et Flacons
Si tu es adroit, te reviendra la Potion
« 

2 – Enigme des flacons de potion

Nathan distingue 9 potions alignées devant lui. Même si les flasques sont toutes différentes, il sait que 4 sont du poison, 2 sont du jus de citron, 2 sont du Rhum. La dernière est la potion magique qu’il recherche. 

5 phrases sont là pour l’aiguiller dans son choix

  1. Le premier et dernier flacon sont différents en composition mais ne comportent pas de poison ni la potion magique
  2. Deux poisons dont directement à droite des 2 rhums
  3. Le contenant du 4ème et 9ème flacon est identique
  4. Deux et seulement deux poisons sont côte à côte.
  5. La position centrale ne comporte pas de potion magique ni de poison

Quelle est la position de la potion magique ?

N’ayant pas réussi à trouver le nom de son ancien ami. Il repart, d’un pas décidé. Il récupèrera son navire d’une manière ou d’une autre. En marchant à l’intérieur du marché de la ville, C’est là que le Capitaine Nathan se souvient que la veille, il avait bu un peu trop de Rhum et qu’il avait été impliqué dans une bagarre avec un corsaire … Il pense que c’est le tavernier qui l’a dénoncé et qui a alerté la Marine pour se débarrasser de Nathan à jamais… Nathan se dirige alors vers la taverne « Le calamar géant » en espérant retrouver des indices qui pourraient lui mener sur la piste de son bateau. La taverne est actuellement fermée. Or comme chacun sait, tous les taverniers cachent leurs clefs dans un pot à fleur devant la taverne… 

3 – Enigme des clefs

A l’intérieur de ce pot, on sait qu’il y a 6 clefs en forme de serpent, 8 clefs en forme d’aigle, et 3 clefs en forme de poulpe. Or, seulement les clefs en forme de poulpe permettent d’ouvrir « Le calamar géant »

Nathan ne peut mettre qu’une fois la main à l’intérieur.

Combien de clefs doit-il prendre au minimum afin de trouver la bonne clef permettant d’ouvrir la porte ??

Là, à l’intérieur de la taverne, il cherche le coffre-fort car, tout le monde cache ses biens et secrets dans un coffre-fort…Il voit qu’il doit résoudre une énigme à nouveau pour dérober ce qui est à l’intérieur. 

4 – Enigme des 10 palets

Il voit 10 palets sur le coffre-fort qui possède une forme pyramidale, il faut déplacer 3 et uniquement 3 palets pour avoir une pyramide inversée et activer le mécanisme d’ouverture. 

A l’intérieur du coffre-fort, un parchemin qui indique l’emplacement exacte de son bateau

Et il peut lire sur ce parchemin : 

5 – Enigme du parchemin

Pour découvrir l’endroit ou se trouve le bateau, décoder ce parchemin.

Indice : Un des plus grands empereurs Romain en est à l’origine.

Épisode 5 : Premières semaines au BNC

Olivier ? Ça fait combien temps qu’on est là déjà ?

– 3 semaines ? 6 mois ? 1 an ? Dur à dire… Je suis arrivé 3 semaines après vous et vous êtes là depuis mi-juillet . On est début août. Donc 4 – 5 semaines. Ça doit bien faire un mois ça nan ? « 

Quatre-cinq semaines ! C’est le temps d’en perdre la notion. Le temps de vivre de nombreuses choses et de ne plus les compter. C’est d’ailleurs le temps de ne plus compter les jours, de s’organiser, de comprendre la culture locale, de rencontrer des personnes formidables, de leur apprendre le Citron Coco, de les voir partir parfois, d’en rencontrer de nouvelles, d’apprendre le nom d’une vingtaine d’enfants sans se tromper (surtout quand ils font exprès d’échanger les prénoms pour nous embêter 😅). C’est également le temps de commencer les cours de mathématiques et d’arrêter parce que les examens sont terminés puis de commencer les cours de musique parce que les enfants adorent.

Je pense qu’il est temps pour nous de vous expliquer le déroulement de ces dernières semaines. Commençons par le BNC si vous le voulez bien ( en meme temps, vous n’avez pas trop le choix me direz-vous 😝).

Le BNC

Comme vous avez pu le lire dans l’article 3 (et si ce n’est pas le cas, je vous invite à le lire 😉), nous avons découvert les locaux, les volontaires et surtout les enfants du BNC, le jeudi 16 juillet. Durant les premières semaines, nous avons surtout dû apprendre les règles et coutûmes de l’établissement. Mine de rien, ce sont surtout les enfants qui nous les ont enseignées.

« Sir sir, may I have a puzzle ? This one ! Come I will show you »

Monsieur, monsieur, je peux avoir un puzzle ? Celui-la ! Viens je vais te montrer

Ok les ballons, au fond à droite. La pompe, dans le coffre fort. Les puzzles en vrac dans l’armoire. Ceux rangés ? Bonne question… Ah ? Il ont accès au trampoline ? Que pendant les vacances ? Et c’est quand les vacances ? Dans 2 semaines. Ok

En parlant de vacances, parlons d’école non ?

En Namibie, les enfants sont à l’école de 7h30 à 13h. A partir de 13h, ils sont libres de rentrer chez eux ou de participer à des activités extra scolaires. Le BNC fait partie des établissements permettant aux enfants d’avoir un cadre scolaire et des activités extra scolaires durant l’après midi. Les enfants du BNC viennent de diverses écoles de Windhoek. Nous en avons comptées plus de 10 pour à peine 2 classes du BNC. Dans les différentes écoles, le niveau scolaire est très variable. Il nous est arrivé de devoir apprendre les additions à des enfants de 13-14 ans pendant que d’autres de la même classe faisaient déjà des équations. Certains encadrants nous ont dit qu’il est probable que cela soit dû au fait que certaines écoles bénéficient d’enseignants venant des Etats-Unis ou Europe pendant que certaines écoles subissent des changements réguliers et/ou de l’absentéisme de professeurs.

Durant les premiers jours, nous avons eu la chance de pouvoir assister à un cours extraordinaire de grade 1. (équivalent CP). A peine entrés dans la salle, les enfants attendent sagement l’arrivée de leur professeur (cela peut paraître banal, mais nous n’avons pas revu cela depuis). Après quelques minutes, la professeur de mathématiques arrive et se met à chanter dans la salle. Il s’agit d’une chanson de réveil, de motivation invitant les enfants à apprécier le calcul, la mémorisation et s’apprécier soi. Certains enfants ne chantent pas leur professeur le remarque rapidement. Elle leur précise que quelque soient leurs soucis, ils doivent lui en parler. L’ensemble de la classe se remet à chanter.
Puis vient le moment des additions, soustractions. Nous avons été vraiment impressionnés par la qualité d’enseignement, les méthodes mais surtout par la capacité de cette professeur à maintenir sa classe captivée pendant autant de temps. Les raisonnements sont enseignés via des chants. (Il nous est arrivés de les entendre à nouveau en dehors de la classe). Après une heure de classe de grade 1, nous sommes sortis épanouis et heureux. Nous n’irons pas jusqu’à dire que nous avons appris à compter mais… Pas loin ! Peut être que les méthodes nous aiderons par la suite.

Au bout de 3 jours au BNC, nous avons été chargés d’assurer les cours de mathématiques pour les grades 6 et 7 (équivalent à 6ème et 5ème) car l’un des professeurs avait déserté du jour au lendemain. Dans un premier temps, nous avons pris connaissance des salles de classes.
Grade 6 : Salle de 10 m² sans lumière. Une vingtaine de chaises pour les enfants, un petit bureau et un tableau noir.
Grade 7 : Salle de 40 m² avec de nombreuses tables, chaises et un tableau blanc.


L’un des premiers objectifs est de prendre conscience du programme scolaire des ces classes et surtout de leur niveau pour pouvoir adapter nos leçons.
Nous avons très vite compris qu’il était plus judicieux de séparer la classe en petits groupes (de niveaux ou thèmes). Cela fût notamment accentué par le manque de discipline des enfants et le niveau sonore dans des espaces aussi restreints.

Au programme : des additions, soustractions, multiplications (apprendre les tables pour certains), divisions euclidiennes, fractions, proportionnalité, simplifications de fractions, équations pour les plus aguerris etc

Durant ces quelques semaines avant les vacances, nous avons réussi à faire progresser une grande majorité d’entres eux, même parfois sur des détails assez pointus. Nous avons également beaucoup appris de cet enseignement. Donner des cours en anglais, captiver l’attention d’une classe, trouver des métaphores et comparaisons pour simplifier les problèmes, analyser le niveau de chacun pour reprendre les bases quand cela était nécessaire. De cette courte expérience, nous avons l’impression d’avoir pu aider certains jeunes, d’avoir donné l’espoir à d’autres qu’ils pouvaient progresser en s’investissant davantage. Après les classes, nous avons pu voir un jeune d’une quinzaine d’années apprendre ses tables de multiplications tout seul pendant des heures devant un mur (ou elles étaient écrites 😉). Certains élèves nous ont vraiment fait prendre conscience de leur niveau de motivation incroyable malgré leur milieu et leurs conditions de travail qui ne leur permettent pas d’être aussi épanouis scolairement et extra-scolairement que ce l’on a pu être pendant notre jeunesse.

Nous comprenons également en regardant les cahiers de classe des jeunes (quand ils en ont), que certains professeurs ne donnent pas, voire interdisent les corrections aux devoirs. Quand elles existent, celles-ci sont parfois mauvaises, ce qui ne facilite pas l’apprentissage des élèves…

Début août, c’est la fin des examens des élèves. Notre mission de professeurs de mathématiques s’arrête ici (même si nous avons demandé plusieurs fois s’ils ne serait pas intéressant de continuer pour les volontaires. Mais d’après le gérant du BNC, les enfants ont besoin de repos et certains ne viennent même plus depuis les vacances..)

Cependant, en tant que bons nanos, nous n’allions pas laisser ces jeunes sans aucune activité intellectuelle pendant quasiment 2 mois. C’est à ce moment que la musique intervient ! 😄 Après quelques petites répétitions entre nous (pour le fun, il faut bien se l’avouer), nous nous sommes dit que nous pourrions faire chanter tous ces enfants. Et vous savez quoi ? Cela tombait vraiment bien parce qu’ils adorent la musique, chanter et danser 😊

La suite, au prochain épisode !

La bise de la nano ! 😙

Episode 4 : Kids Soupkitchen

Dimanche 18 août – 7h00

Un doux son de piano berce mes rêves. Après quelques (longues) minutes, je comprends que c’est le réveil de Nathan qui vient de se mettre en marche.
Lever à 7h un dimanche ?!
Moi qui pensais que les dimanches étaient faits pour dormir…

Pour mieux comprendre pourquoi notre cher Nathan a réglé son réveil sur une heure si matinale, revenons 24h en arrière.

Nous sommes là, à deux pas d’Havana, un des ghettos les plus pauvres de la ville.
Tommy le responsable de la Kids Soupkitchen (soupe populaire) du quartier nous guide dans le plus grand supermarché du coin (par grand, comprenez qu’ils vendent plus de 5 fruits et légumes différents et qu’il y a six caisses !!) à travers les rayons pour acheter ce dont nous aurons besoin demain.

Tous les dimanches, cette Kids Soupkitchen cuisine un vrai repas pour les enfants du bidonville.
Durant la période scolaire, il peut y avoir jusqu’à cinq cent enfants. En ce moment, puisque c’est les vacances, beaucoup d’enfants sont dans les fermes de leurs parents. Entre 200 et 300 enfants sont donc attendus demain.

Néanmoins, pour pouvoir cuisiner pour tous ces enfants, la Kids Soupkitchen a besoin d’un « sponsor » qui achète la nourriture, vient cuisiner et sert le repas le dimanche.

Nathan en grand gentleman à décidé de donner le salaire qu’il a perçu lors de ses concerts, afin de financer le repas des enfants.
Cela fait donc plusieurs semaines que nous motivons les troupes autour de nous, au BackPack, au BNC pour rassembler une équipe de volontaires pour cuisiner !

Résultat : en plus de nous, Javier, Julia, Johanna, Yannick, Mona, Nina, Cristiana et Ngutjiua seront de la partie !
Une belle équipe internationale : Allemagne, Autriche, Espagne, Namibie et France !

Au programme : une bonne dizaine de kilos de riz accompagnés d’une ratatouille aux légumes et pommes de terre.
Pour le dessert, en bon nanos flambeurs, nous avons fait le choix de cuisiner un gigantesque gâteau à la banane.
Autant vous dire que notre samedi soir ne s’est pas terminé sur une piste de danse…
Je vous dirais bien, d’une façon poétique, que la délicate danse des blancs d’œufs montés en neige a parfaitement mis en valeur l’intense saveur des bananes écrasées.
Que l’éclat des jaunes d’œufs a intrépidement accueilli la fine cassonade et que c’est au sein de la chaleur rougeoyante du four que le tout s’est sublimé pour atteindre la forme la plus complète qui soit : un onctueux et succulent met prêt à ravir les papilles des enfants et combler leur odorat avant de s’abandonner dans les profondeurs de leurs intestins.

Mais la vérité est que Ugo n’a rien trouvé de mieux que d’écraser les quarante bananes avec ses poings et qu’après avoir battu soixante blancs en neige, le batteur était plus chaud que Justin derrière une caisse claire.
Nous avons dû utiliser deux saladiers et Olivier a mis moins de farine dans le second ce qui a plutôt donné un fondant à la banane. Pas facile à découper quand on doit le servir à plus de deux cent personnes !

But anyway, nous y sommes parvenus et il est temps d’aller dormir. Une grosse journée nous attend.

Un doux son de piano berce mes rêves. Après quelques (longues) minutes, je comprends que c’est le réveil de Nathan qui vient de se mettre en marche.
Il est 7h et pour une fois, la plupart des gens sont réveillés dans le BackPack !
Nous nous sentons investis d’une mission importante lorsque nous sortons à la recherche de taxis.

Une fois sur place, tout va très vite. Nous commençons à découper les oignons, carottes et pommes de terre. Justin, Nathan et Ugo s’occupent d’allumer le feu de camp pour la cuisson du riz.
Après avoir fini de couper les légumes, nous nous rendons compte que nous avons oublié de sortir les (très grosses) saucisses du congélateur…
C’est à ce moment qu’on est content d’être scout ! Finalement couper une (très grosse) saucisse congelée, ce n’est pas vraiment différent de scier une bûche !

Lorsque tout est en train de cuire, Ugo et Olivier sortent le djembé et la guitare.
Tommy rassemble les enfants.
Ils sont plus d’une centaine à attendre la première note silencieusement.

Nos deux musiciens en herbe commencent par un Jimmy de Moriarty.
C’est un moment sublime.
La musique permet une rencontre interculturelle et un échange humain si simple.
Des regards se croisent, des sourires se dessinent sur les visages et le bruit des mains qui claquent accompagnent l’écho des chants qui se fait entendre dans le quartier.
Hallelujah, Riptide, Cheap Thrills, Old Town Road…
Puis le moment vient de chanter « We Will Rock You ».
Les enfants, tous en cœur, tapent énergiquement deux fois sur leurs jambes, une fois dans leurs mains.
Boom Boom Tac – Boom Boom Tac
« Buddy you’re a boy makin’ big noise…
[…]
« WE WILL, WE WILL, ROCK YOU »

Magique.

Une telle connexion, un tel partage, nous nous sentions légers, détendus, sereins.
C’est comme si l’amour que nous étions venus donner s’était répandu grâce à la musique et que désormais chacun pouvait sentir cette énergie vibrer entre nous.

Nous n’étions plus des volontaires cuisinant et des enfants venant manger, nous étions désormais un groupe construit autour du partage et de la rencontre.

L’heure du service est vite arrivée et les enfants ont pu remplir leur estomac avec un repas complet et varié.
Le gâteau en dessert en a ravi plus d’un, malgré la façon plutôt barbare qu’Ugo a utilisée pour écraser les bananes.

Une fois toutes ces bouches nourries, nous avons suivi Tommy et son équipe à travers le bidonville pour découvrir la vie des enfants que nous venions de rencontrer.
Pour en savoir plus sur cette expérience, rendez-vous au prochain épisode…

Episode 3 : Découverte des associations

Mercredi 17 juillet 2019 :
En ce lendemain de long voyage, après une bonne nuit de sommeil bien mérité, nous nous mettons en route pour la suite de nos aventure !
Aujourd’hui, l’objectif est d’aller rencontrer l’ensemble des associations que nous avons pu contacter durant cette année.

Pour l’itinéraire, ce n’est pas bien compliqué. Le BNC est à 4km au Nord du Backpack. YONA à 4km au Sud et le magasin de musique à 4km à l’Ouest. Rien de tel pour optimiser les déplacements n’est ce pas ?

Nous décidons d’aller d’abord au magasin de musique. En parlant de musique, on se rend vite compte que de nombreuses rues portent le nom de musiciens. Beethoven Strasse / Mozart Strasse etc. Des restes de la colonisation de la Namibie par l’Allemagne. Sur la route il est difficile de trouver un trottoir, de comprendre comment marchent les passages piétons (ou « robots » comme ils disent ici).

A peine arrivés au magasin de musique, nous sommes vraiment bien accueillis ! La gérante du magasin nous amène le violoncelle que nous avions commandé. Nous nous installons dans une salle dans laquelle il y a toutes sortes d’instruments. Guitares, piano, batterie. A ce moment là, Justin devient tout foufou et commence à taper un peu partout 😅

Nathan se pose avec le violoncelle, tente de l’accorder à l’oreille. On lui amène vite un accordeur… Bah oui c’est bien beau d’avoir une oreille relative mais il faut bien un point de départ ! D’abord le Do, puis le Sol, Ré.. Ah mince le Do s’est déjà désaccordé, on recommence ! Du coup Sol, Ré, La. Bon, le Ré a bougé en moins de 10 secondes. On recommence… 15 minutes plus tard : C’est pas terrible mais ça ira ! Nathan commence à jouer, faire des gammes. Son petit rituel avant de commencer à jouer quoi que ce soit. D’un coup, son archet se met à rebondir dans tous les sens portant l’ensemble de la pièce dans une atmosphère mélodieuse et rythmée. Quelques secondes plus tard, archet à la main, ce sont ses doigts qui pincent les cordes.

« Ça y est ! Il joue de la guitare » – S’exclame Justin !

Le temps d’esquisser un sourire, Nathan avait eu le temps de jouer une vingtaine de notes. Un sacré guitariste tout de même !

Après quelques minutes et centaines d’aller retour de son archet, Nathan se relève plutôt content. Mais quelque chose le tracasse, ça doit pas être simple de jouer sur un violoncelle pour enfants en même temps !

Il est temps pour nous d’organiser l’achat du violoncelle et de nous diriger vers la 2ème étape de notre parcourt : YONA

On reprend, la route vers l’Est (Backpack) pour aller ensuite vers le Sud. Il n’est pas vraiment question de couper par les petites routes car ce n’est pas spécialement plus rapide et l’objectif est surtout de connaître l’ensemble des routes à partir de chez nous.

Arrivé à 100m du Backpack, il est déjà midi. Sur la route, on croise une petite boutique de création de gâteaux d’anniversaires ou l’on vend des .. Sandwichs… Pourquoi pas après tout ! 20N$ l’unité ! Vous vous souvenez de la méthode ? Pour allez, on vous la fait simple ! 1€33 l’unité. Même remarque que la dernière fois, la viande et les petits commerces locaux sont peu chers contrairement à la grande distribution.

13h : nous nous remettons en route pour YONA. La route ne semble pas très longue avec Nathan et Justin. On parle de musique, de demi tons diatoniques et chromatiques. Le Si# n’est pas égal à un do car il n’y a que 4 commas entre les 2 notes alors qu’un # vaut 5 commas. Oula ça devient compliqué cette histoire !
On vous laisse découvrir les tons par vous même.

Ouf ! On est à YONA !

Nous avancons lentement vers l’école. Devant la porte, 2 enfants et 2 adultes qui discutent. Nous nous présentons. Il n’a pas fallu 2 secondes pour qu’un enfant saute sur Nathan en s’exclamant :

« Nathan ! You are my new friend now ! »

Les enfants sont vraiment trop mignons ! Sarah, une professeure de violon nous présente les lieux et donne rendez vous à Nathan pour les prochains jours. Ça à l’air vraiment top YONA ! Les salles de musique sont vraiment jolies, des notes pleins les murs. Après quelques minutes, nous comprenons qu’il y a bientôt classe et que l’on parlera de l’organisation dans les prochains jours. La dernière étape du parcourt commence alors : le BNC

Cette fois pour la route, nous avons décidé de prendre un taxi pour aller dans le quartier Nord : Katutura ! Mais cette fois, pas question de se faire klaxoner pour rien ! Notre taxi, on le choisit nous même ! Bon, ça n’a pas marché..😅

La route en taxi est encore une nouvelle découverte. Entre le centre de la ville et le nord de la ville, nous voyons peu à peu les maisons se dégrader pour finalement arriver dans un quartier avec peu de briques et beaucoup de taules…

Mr Pieter nous attend devant la porte. On entre alors dans le BNC. Les enfants courent vers nous en criant :

« Sir ! Sir ! What is your name ? »

Na-than, Ju-stin, U-go

En réalité ça faisait plutôt :

Nai-ssan Djou-staïne, You-go

Nous commençons alors la visite. Une grille puis une porte, puis une grille pour rentrer dans l’office. Mr Pieter nous annonce que Laura, la deuxième gérante du BNC vient de partir mais que nous la rencontrerons plus tard. Dans son bureau, nous racontons un peu nos périples respectifs et faisons connaissance puis Mr Pieter nous explique le déroulement d’une journée standard au BNC.

  • Entre 13h et 14h : Arrivée des volontaires et temps libre pour les enfants
  • 14h-14h30 : Déjeuner : les jeux sont rangés et tout le monde mange dans la cours. Certains enfants font le service de distribution de la nourriture.
  • 14h30 – 15h30 : Première heure de classe
  • 15h30 – 15h45 : Pause
  • 15h45 – 16h45 : Deuxième heure de classe.
  • 16h45 – 17h30 : Temps libre
  • 17h30 – 17h45 : Tangement et nettoyage
  • 18h : Fermeture du BNC

En tous cas, ça à l’air bien structuré !

Nous visitons un peu l’établissement. Une salle pour les volontaires pour déposer nos affaires, une grande cour pour le temps libre, un terrain de jeux avec des pneus comme trampoline, une salle intérieure avec des livres, puzzles, crayons, papiers. Dans la pièce suivante, un coffre fort de 2m de haut donnant sur une pièce avec de nombreux outils, jeux de rechange, et une pompe à ballons (très précieuse pour gonfler l’ensemble des ballons crevés…).

Salle des volontaires
Terrain de jeux
Salle de jeux
Salle de jeu / classe

Après avoir fait le tour de l’établissement, nous rencontrons également les volontaires comme Kelly, Konrad, Julia, Jasmina… Certains ne sont là que depuis quelques semaines, d’autres depuis 6 mois, 1 an. Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre d’eux, des enfants, de ces 2 mois à venir en Namibie.

Il est 18h et il fait bientôt nuit. Il est temps de rentrer au Backpack afin de se reposer et de discuter de tout cela afin de nous organiser pour la suite.

La suite au prochain épisode !

Les photos

Episode 2 : L’arrivée en Namibie

C’est vrai, l’aéroport de Windhoek est à 40min en voiture de la ville ! Et il n’y a pas de transport en commun. Le seul moyen de transport disponible est donc le taxi. On comprend vite qu’il y a 2 types de taxis. Les officiels, contrôlés par l’aéroport et des particuliers.

Mais comment savoir qui choisir ?

La minute culture locale :
Le taxi en Namibie est simplement LE moyen de transport le plus utilisé. Pour aller au travail, à l’école, en soirée etc
Si tu te balades dans la rue, tu peux facilement te faire klaxonner jusqu’à 100 fois par jour par des taxis qui cherchent à attirer ton attention pour te conduire.
Pourquoi y a-t-il autant de taxis ?
Parce que c’est juste le moyen le plus sécurisé de se déplacer.
En effet, passé le coucher du soleil, il est très fortement déconseillé de se balader à pieds. Tout simplement pour éviter de se faire agresser.
Les taxis qui font les trajets entre l’aéroport et Windhoek sont des taxis qui ont payé une taxe à l’aéroport et sont recensés dans leur catalogue. De ce fait, s’il y a le moindre problème, on appelle l’aéroport et on peut retrouver le taxi (du moins, en théorie).
Les autres sont seulement des particuliers. Il ont également une licence qui les autorise à faire le trajet Aéroport-Windhoek mais n’ont pas payé la taxe pour être recensés par l’aéroport. Ce qui les rend potentiellement moins sécurisés.
Donc de ce que l’on a compris, on vous conseille de vous diriger directement vers le bureau officiel des taxis dans l’aéroport et ne pas se faire alpaguer par tous ceux sur la route.
Les taxis dans le centre de Windhoek sont très facilement reconnaissables. Ils sont totalement similaires à une voiture citadine habituelle mais ont cependant un grand numéro écrit sur le pare-brise arrière (Lettre de A à Z, numéro de 1 à 600. On s’est d’ailleurs fait un petit jeu de trouver le plus petit et le plus grand. Record A06 et Y597 😉)

Après une bonne trentaine de minutes de compréhension et de négociations, on opte finalement pour la solution du taxi officiel. Celui-ci nous mène directement vers notre logement. Sur la route, on peut voir des singes se promener. C’est une longue ligne droite sans trop d’intersection. On en apprend pas mal sur la sécurité, les quartiers, les taxis, les lieux à visiter, les spécialités locales. Et finalement, on est plutôt bien installés…

Nathan, le meilleur co-pilote de taxis du monde
Ugo qui tente de suivre la conversation… Mais bon…

40 minutes plus tard, on arrive devant notre logement. Le Garden Paradise Backpack !
On remercie bien le taxi de nous avoir conduit jusqu’ici, on sort toutes les affaires et on cherche désespérément la porte d’entrée et surtout, quelqu’un pour nous ouvrir !
Quelques minutes plus tard, Cristina, une volontaire Autrichienne qui travaille au Backpack nous ouvre et nous présente les lieux.

Les Backpack sont des logements pour les voyageurs. Et qui dit voyageurs, dit multicultures : Namibiens, Cubains, Autrichiens, Allemands, Polonais, Anglais, Ecossais, Américains, Français… On en découvre tous les jours !
C’est un lieu très communautaire, une sorte de grande collocation de 20 personnes.

A disposition :
– 2 terrasses (dans lesquelles tout le mobilier a été créé par Cristina (pas la même), une architecte vivant de temps en temps au backpack)

– 1 salle de réception, ma foi, plutôt cosy

– 1 grande cuisine avec beaucoup d’ustensiles (dans un état plus ou moins bon. Mais on est pas venus pour avoir du luxe hein ! )

– 1 salle commune avec une télé et de nombreux films à voir (Pour l’instant, nous n’avons pas encore eu le temps d’y aller, mais on essaiera et on vous enverra des photos ! Promis !)

– 1 piscine : Vraiment trop froide ! Mais des courageux ont y déjà trempé le pied (tout le corps en réalité… ) et sauf Olivier, je vous promets qu’ils ne faisaient pas les malins !

– 8 chambres avec des lits superposés.
– 2 salles de bain : Attention à la récupération d’eau dans la douche ! Save Water !

On découvre alors notre chambre, la chambre n°3.
Dedans, 4 lits. Eh oui ça tombe bien, on est 4 !
En bas à gauche : Ugo
En bas à droite : Justin
En haut à gauche : Nathan
En haut à droite : Olivier ( Ben oui t’es au courant maintenant que t’es là ! )

Après quelques minutes d’installation, on nous conseille d’aller faire nos courses avant le coucher du soleil.

« En sortant, à gauche, prochaine à droite et toujours tout droit.. « 

En sortant, à gauche, une statue en métal. Elle semble représenter quelqu’un au téléphone.. On ne connait pas encore la signification mais elle n’est pas très rassurante dans tous les cas. Deux minutes passent et on se fait déjà klaxonner. Avons-nous fait quelque chose de travers ? Non, pas vraiment. Comme décrit au dessus, il s’agit juste d’une manière de nous avertir de leur présence et potentiellement de nous prendre pour une course évidemment. Ça fait juste un peu bizarre au début…

Arrivés au marché du coin, vient le moment d’apprendre à compter rapidement.
1L de lait : 24N$. Sachant que 15N$=1€.
Deux méthodes plus ou moins efficaces selon les situations surgissent.
Justin : « Et bien 24 divisé par 3 = 8 et 8 divisé par 5 = 1 + 3/5 soit 1.6 »
Ugo : « Oui tout à fait ! Sinon, 24-15 = 9 ~ 10 et 10 c’est 2/3 de 15. Donc 1€ + 2/3€ ~ 1.66€
Chacun sa méthode après tout..

Mais ce qui nous a le plus impressionné, c’était surtout le prix. En effet, les prix à Windhoek semblent vraiment similaires à ceux de France et peut être même parfois plus élevés.
Nous avons pour le moment trouvé plusieurs raisons (que nous essaierons de prouver et d’étoffer durant la suite de notre séjour) :
– La première : Windhoek est une capitale et de ce fait, les prix sont plus chers (relativement évident mais non négligeable)
– La seconde : De nombreux produits sont importés d’Afrique du Sud. Par ces conditions climatiques, par la difficulté d’exploiter les terres et d’en sortir des légumes de qualité, à cause de la difficulté d’avoir une grande diversité de produit, la Namibie est contrainte de dépendre de l’Afrique de Sud et donc d’importer une grande quantité de produits.
Jusque maintenant, nous avons pu constater que malheureusement, il est moins cher d’acheter une grappe de tomates en sachet que de l’acheter en vrac par exemple. De ce fait, nous remarquons que les produits locaux sont un peu mis de coté au profit de l’importation. Du moins, le cas des légumes est pour nous le plus flagrant.
Au contraire, la viande est très peu chère et semble de plutôt bonne qualité. En effet, plusieurs raisons également :
– Vaccins très chers, donc les éleveurs font moins de quantité mais s’occupent plus de leurs bêtes.
– Contrairement à une alimentation monotone, les élevages de Namibie sont nourris avec tous les types de fourrages disponibles. Ceux-ci ne servent plus simplement à faire grossir l’animal mais au moins à le maintenir en vie. De nombreux animaux sont par exemple vendus de la réserve naturelle d’Etosha vers d’autres réserves ou éleveurs pour pouvoir leur assurer un minimum nutritionnel et potentiellement leur survie. De nombreux sont encore tués chaque année, pour les mêmes raisons.

Pour le moment, même si la qualité des produits est clairement inférieure à celle de ceux qu’on peut trouver en France, nous nous alimentons beaucoup à base de légumes. Le riz est relativement important également, pour des questions médicales.. Et un peu de fromage quand on en trouve 😅

Les courses faites, on se dépêche de rentrer au Backpack. Les gens nous observent bizarrement. Même en cachant un minimum nos courses, nous avons un peu l’impression d’être épiés. Au bout de la rue, toujours cette statue un peu angoissante..

18h30 : il fait quasiment nuit. Et commence à faire froid aussi ! On s’installe dans notre nouvelle chambre et on commence à réfléchir aux plans pour le lendemain. On vous passe la suite..

« 💤 Dodo 💤 »

Les photos

La suite

Ep.1 : Le moment où tout bascule

Cubes of sugar with wooden spoon

Pour débuter cette introduction à la théorie du sucre, je vais vous raconter une petite histoire. Fermez les yeux et imaginez vous dans un bar aux couleurs chaudes. Un endroit où les murs sont pleins de vie, d’histoires, d’anecdotes.. En fait ouvrez les yeux parce que sinon vous n’allez jamais finir de lire.

Pensez maintenant à de nombreuses tables décorées de petites futilités de la vie. Une carte de métro, un chapeau de paille, un porte feuilles, une veste chaude (il fait froid dehors, pardi! ). Autour de ces tables, des gens heureux, un cocktail houblonné à la main. Des chants se lancent, se suivent, se répètent, s’arrêtent et parfois recommencent… Dans cette ambiance chantante, certains comptaient des histoires nostalgiques, d’autres abattaient les cartes. On entendait de temps à autre les dés rouler. Les rires, les histoires et les chants offraient à la pièce un fond sonore apaisant.

Dans cette même pièce, on pouvait apercevoir de nombreux groupes d’amis, une petite famille, un jeune couple. Réfugiés dans le fond de la pièce à rire comme des enfants, ils me faisaient penser à de très bons amis.

A un moment, mon esprit retrouve le chemin pour rejoindre ma table. Même perdu, il semblerait que je ne le sois pas vraiment, du moins, pas plus que les autres. Autour de moi trois acolytes, dirais-je plutôt, trois amis. Enivré par leurs rires abondants, mon esprit tourbillonne une dernière fois avant de revenir discrètement dans la conversation.

« Vous savez, il n’y pas que le café, il y a en plusieurs des produits qui rendent dépendant…  »
« C’est vrai, le chocolat par exemple ! »

Et à ce moment-là, avec calme et la plus grande sérénité :

« Le sucre, ça te rend addictif »

Alors que toute réflexion pertinente avait prit fin, nous nous apprêtions à toucher le fond, mais ça, nous ne le savions pas encore…

La suite

Situations de conflit

Ça y est ! Vous êtes maintenant un joueur professionnel du citron-coco !
Bon en réalité tu es peut-être un débutant qui veut connaitre absolument toutes faces cachées de ce jeu mystérieux, un amateur ou un joueur aguerri en recherche de stratégies ultimes… Dans tous les cas, cette section est pour toi 🙂

Vous l’aurez compris, dans le citron coco, il peut y avoir de nombreuses situations dans lesquelles l’on se dit « Mais euh la… on fait comment ? »
On regarde les règles.. Et puis vient le moment fatidique : « Ah bah mince ! Ce n’est pas précisé ! »

En réalité, de nombreuses situations de jeu ont été étudiées par nos soins, par des amis, des inconnus. Pour éviter de complexifier les règles et rendre sa compréhension trop difficile, nous avons choisi de ne pas explicitement intégrer cette section dans les règles. Ceci dans le simple but de laisser les joueurs découvrir le jeu, s’imprégner de sa philosophie avant d’y ajouter des cas complexes. C’est sur ces cas que nous allons discuter aujourd’hui 😀

Allez on y va ! On commence sur du lourd !

Lors des jeux rapides :

  1. Plusieurs jeux rapides en même temps:
    • Situation : Un joueur défausse une carte laissant place à jeu rapide potentiel. Deux joueurs (les 4 ayant la possibilité de le faire) tentent de jouer en jeu rapide (carte égale ou somme).
    • Règle : Le premier joueur ayant terminé intégralement son jeu rapide sur la défausse est considéré comme vainqueur du jeu rapide. Les autres joueurs reprennent leurs cartes et ne sont pas pénalisés
    • Exemple 1: Le joueur A défausse un Valet. Les joueurs B et C jouent rapidement un valet. Les cartes ont été défaussées dans l’ordre A B C (A étant la première carte). Le joueur B gagne le jeu rapide. Le joueur C reprend sa carte face cachée mais ne pioche pas de carte supplémentaire pour faute de jeu.
    • Exemple 2 : Le joueur A défausse un Valet. Les joueurs B et C jouent rapidement en somme avec les cartes des joueurs D et A. (ex : B(+D) : 3 + 8 et C(+A) : 2 + 10). Les cartes ont été défaussées dans l’ordre A B C B C (ou A B C D A en précisant les cartes de joueurs concernés). Le joueur B est le premier a avoir intégralement terminé son jeu rapide. Les joueurs C et A reprennent donc leurs cartes (C : 2 et A : 10). Les deux joueurs C et A ne piochent pas de carte supplémentaire pour faute de jeu.
    • Exemple 3: Le joueur A défausse un Valet. Les joueurs B et C jouent rapidement (B en somme avec le joueur D et C en carte identique). (ex : B(+D) : 3 + 8 et C : Valet ). Les cartes ont été défaussées dans l’ordre A B C B (ou A B C D en précisant les cartes de joueurs concernés). Le joueur C est le premier a avoir intégralement terminé son jeu rapide. Les joueurs B et D reprennent donc leurs cartes (B : 3 et D : 8). Les deux joueurs B et D ne piochent pas de carte supplémentaire pour faute de jeu.
  2. Plusieurs cartes pouvoirs défaussées en même temps:
    • Situation: Un joueur défausse une carte à pouvoir laissant place à jeu rapide potentiel. Un joueur défausse une ou plusieurs carte.s pouvoir
    • Règle : Les pouvoirs seront utilisés dans l’ordre de défausse. Dans le cas d’une somme, seul le pouvoir de la carte la plus au dessus de la défausse ne pourra être appliqué.
    • Exemple 1: Le joueur A défausse un Valet. Le joueur B joue rapidement un Valet. Le joueur A peut regarder la carte d’un joueur en premier. Ensuite, le jour B peut regarder la carte d’un joueur.
    • Exemple 2: Le joueur 1 défausse un valet. Le joueur B joue rapidement en somme (avec une carte du joueur D)(ex : B(+D) : 1 + 10). Les cartes ont été défaussées dans l’ordre A B D. Le joueur A regarde la carte d’un joueur. Le joueur B ne peut pas faire piocher un joueur. Le joueur C pourra rejouer à son prochain tour de jeu.
  3. Le fameux QPDC (quick play on discard card) :
    • Situation : Un joueur reprend une carte de la pioche et laisse apparente pendant un court laps de temps la carte du dessous
    • Règle: La règle du jeu rapide s’applique sur la carte ainsi visible. Le pouvoir de la carte jouée en jeu rapide peut être appliqué
    • Exemple 1 : Carte du dessus : Roi rouge | Carte du dessous : Dame. Le Joueur A récupère le roi rouge. Le joueur B pose une dame en jeu rapide. Le joueur A défausse la carte qu’il devait défausser pendant son tour (ex : 10). Le joueur B active son pouvoir (échange). Le joueur A active son pouvoir (rejoue).
    • Exemple 2 : Carte du dessus : Roi rouge | Carte du dessous : Dame. Le Joueur A récupère le roi rouge. Le joueur B fait une somme en jeu rapide avec le joueur C (ex : le 4 du joueur B + le 8 du joueur C. Le 4 en dessous. Le 8 au dessus). Le joueur A défausse la carte qu’il devait défausser pendant son tour (ex : 10). Le joueur C active son pouvoir (voir la prochaine carte de la pioche). Le joueur A active son pouvoir (rejoue)